R E D H O T C H I L I P E P P E R S O A S I S S A E Z C O L D P L A Y M O Z A R T Y E L L E B E E T H O V E N D A V I D G U E T T A T H E K O O K S B I B U T H E S T R O C K E S M U S E T H E G O S S I P T T C Q U E E N S E X P I S T O L S B B B R U N E
Prendre l'aire,
parler à quelqu'un avoir l'air d'aller plutôt bien, déjeuner y penser au moins tenir tenir tenir debout et demain.
Décoller de mon traversin,
faire une liste des trucs qui vont bien,
m'y tenir essayer au moins tenir tenir tenir debout et demain.
Prendre un thé et puis prendre un bain, me coiffer, essayer au moins,
balancer tous ces vieux machins tenir tenir tenir debout et demain. Plus de chocs et plus de prières,
moins de clopes plus de somnifère, refaire la chose que je préfère tenir tenir tenir debout et demain. Appeller quelqu'un qui m'aime bien, l'étonner changer de refrain, l'inviter manger plusou moins tenir tenir tenir debout et demain. Mettre une robe, saluer le voisin, essayer de plaire à quelqu'un, m'amuser de tout et de rien tenir tenir tenir debout et demain.
Je fais les cent pas autour, et j'écoute Mozart. Parce que Mozart c'est beau! C'est beau, mais ce n'est pas suffisant. Alors en plus du Requiem, qui est tout de même de circonstance, j'écoute aussi Satellite Love, de Lou Reed, et Ne me quitte pas repris par Nina Simone, et avec l'accent, et je chante par-dessus en l'imitant, parce que je suis un mec drôle, et Souvenirs de Gathering et My girl de Nirvana et un opéra de Puccini et Creap de Radiohead et les Choeurs de L'Armée rouge, The unforgiven de Metallica, et The Future de Leonard Cohen et Don't cry des Guns, et le Nocturne 48, et la BO de Midnight Express parce que je ne vaux pas mieux, et l'Adagio pour cordes de Barber, la totalité du dernier album de White Stripes et je ne sais plus laquelle de Marilyn Manson, et la BO de Kill Bill, Tainted love de Softcell, La Chevauchée des Walkyries de Wagner et de Gainsbourg, j'écoute et toi t'ecoute.
Je me souviens d'une époque pas si lointaine ou tout était difficile d'accès. Une époque qui nécessitais d'avoir des antennes partout, d'être toujours a l'affut et a l'écoute des moindres indices pour parvenir, souvent difficilement, a être au courant des choses intéressantes et nouvelles. Ce sentiment d'être pris dans une absurde quête d'informations introuvables est bien révolu grâce a Internet qui met tout a disposition. En un clic ou deux, des millions de mondes virtuels sont a portée de main, toutes les expériences sont possibles. Mais elles le sont dans un vaste océan ou la prolifération de sites rend souvent la navigation ardue et le choix compliqués. C'est desormais fini grace a SuperYoann!